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    Mon corps,

    quel temple pour l'esprit ?



      Corps : la partie matérielle d’un être animé, considéré en particulier du point de vue de son anatomie, de son aspect extérieur. De son fonctionnement interne à prendre conscience de son corps. Ensemble de cellules nées de la rencontre de deux gamètes (fécondation) qui ont donné naissance à un œuf puis par multiplication et différenciation des cellules donner un embryon et enfin un être humain qui prendra toute sa dimension physique et spirituelle au moment de sa naissance.

      1. Quel est le regard que je porte sur mon corps ? Quelle relation ai-je avec lui ? Depuis ma naissance, comment cette relation a-t-elle évolué ?

      « Mon corps est pour moi l’enveloppe qui emprisonne tout ce dont je suis constituée (membres, chair, organes, peau…). Le corps est la partie visible de moi-même que je donne à voir aux autres. Mon corps me permet de mettre en application tout ce que mon être intérieur, mon « moi » me dicte de faire. Mon corps donc me permet d’agir. Je peux avoir un regard complaisant vis-à-vis de ce corps, mais il m’arrive aussi d’en vouloir à ce corps, à cette enveloppe qui ne me donne pas toute satisfaction, à complexes… J’essaie d’être à l’écoute de mon corps, de lui apporter tout ce dont il a besoin afin d’être en harmonie avec lui et éprouver ainsi un bien-être physique, mental et social. Avec les années, j’ai appris à cohabiter avec mon corps. L’adolescence, le passage à l’âge adulte, les différentes grossesses, la crise de la quarantaine…, nous vivons tous les stades de la vie avec un corps qui se modifie, mais par contre, avec l’âge nous gagnons en maturité, en sagesse, en patience… » Un corps est composé d’une multitude de cellules qui se sont multipliées et différenciées selon un code génétique précis pour former des organes aux fonctions bien spécifiques (organiques, psychiques et spirituelles) formant un tout : le corps et l’âme ou l’esprit. « Cette enveloppe matérielle me permet grâce à mes organes et à mes sens de communiquer avec mon environnement pour me nourrir (manger, respirer, éliminer…) et communiquer avec mes semblables (être de relation) et aussi avec cette puissance supérieure - que je nomme DIEU – et avec laquelle je sens intimement que je suis en relation (âme, esprit). C’est grâce à ma prise de conscience du MOI (intérieur ou profond) que j’ai conscience de mon existence et donc de mon être. » Relation avec mon corps : en cas de cohabitation harmonieuse = être épanoui. En cas de cohabitation difficile ou tumultueuse = maladies (anorexie, dépression….). Pour moi ça va !!! Depuis la naissance : prise de conscience de mon corps (voir Françoise Dolto) puis les difficultés de l’adolescence devant un corps qui change qui se transforme, qui me plaît, qui me déplaît, qui me fait souffrir et qui me pose problème…et qui doit affronter le regard des autres.

      2. Dans la vie quotidienne, quelle conscience ai-je de mon corps ? Comment est-ce que je le considère ? Qu’est-ce qui est important ? Ou qui l’est moins ?

      « J’ai conscience de mon corps essentiellement à travers le regard des autres. Mais c’est aussi dans la maladie, dans les douleurs physiques que j’ai conscience de mon corps. Ce qui est important pour moi, c’est ce qu’il y a à l’intérieur de cette enveloppe corporelle. Mais la société actuelle est tellement intransigeante sur l’aspect physique (médias, magazines…) que c’est difficile de faire abstraction de l’apparence extérieure. Je sais que je ne devrais juger la personne que par rapport à ces actes, à ses pensées… mais il est plus facile évidemment de se faire une opinion de quelqu’un à travers son physique, sa gestuelle, son langage, ses idées, sa façon de s’habiller…C’est essentiellement à travers le regard des autres que j’en ai conscience. Le corps est un moyen d’expression sociale : l’obésité pour les milieux défavorisés et l’anorexie pour les milieux riches peuplés de mannequins aux salaires très élevés. Autrefois les riches étaient blancs et les pauvres bronzés. Aujourd’hui c’est l’inverse. De nos jours le corps se dénude, se déshabille sur les plages, on le montre. C’est le symbole de la modernité. Image du corps comme support publicitaire qui réduit le corps humain à un objet, transmis par la pub à longueur de journée – par les affiches, les magazines, les spots publicitaires de la TV.... Exploitation malsaine du corps humain qui flatte tous les instincts. » « Je considère mon corps comme partie entière de moi-même, comme le reflet, l’image de moi. J’ai du respect pour moi, alors je respecte mon corps (décence). Pour me respecter, on respecte aussi mon corps. Ce qui est important : c’est d’avoir un corps sain (bien dans son corps = bien dans sa tête et l’inverse aussi). Ce qui l’est moins : ne pas « coller » au standards que l’on nous assène à longueur de temps : habillement, mode, taille, minceur, rondeur, virilité… »

      3. Comment est-ce que je vis les limites de mon corps: maladie, douleur, vieillissement?

      La science a tellement fait de progrès qu’on croit qu’elle a réponse à tout pour nous préserver ou nous guérir de toutes les maladies. Voir les grandes causes médiatiques (cancers, myopathies, SIDA) pour se persuader du contraire. Voir aussi nos réactions devant la pandémie de grippe et les comportements dans les centres de vaccination. Nos mentalités changent et on revendique le droit à la santé et à l’intégrité se son corps. : on « exige » d’être en bonne santé et le nombre croissant de tests et de dépistage avant la naissance nous le démontre. Face à la douleur, les mentalités changent. Longtemps la douleur a été considérée comme rédemptrice. Le verset « tu enfanteras dans la douleur »  doit y être pour quelque chose. Aujourd’hui le corps médical prend en compte la douleur et traite les patients en appliquant précocement des traitements antidouleur. Utilisation de substances interdites (psychotropes, drogues) grâce à une meilleure connaissance de leur mode d’action au niveau des centres nerveux. Récemment un grand quotidien a fait un classement national des hôpitaux et cliniques pour leur aptitude et performance à traiter la douleur. Je vis le vieillissement de mon corps  avec angoisse, sérénité, optimisme.

      4. Mon corps est il un obstacle ou un moyen pour accéder à la vie spirituelle? Comment ?

      Mon corps seul ne peut accéder à la vie spirituelle. J’ai besoin de mon être intérieur (âme, esprit, conscience) pour accéder à la vie spirituelle. Corps et âme à tout entier, sans réserve. Corps sans âme à corps privé de vie, dépourvu de l’essentiel, du dynamisme qui lui donne un sens. De même que je pense que ma main est la prolongation de mon esprit je pense que mon corps n’est pas un obstacle mais un moyen d’accéder à une vie spirituelle. Corps et esprit ne font qu’un. Grâce à mon corps je m’épanouis et je montre aussi aux autres que je le suis. Grâce à lui, je me réalise, je communique avec l’au-delà (extase), je dialogue avec DIEU. Mon corps peut aussi être une révélation de ma vie spirituelle : voir les stigmates des Saints. Le Chrétien ne doit il pas montrer qu’il est fier d’être enfant de DIEU et ne lui demande t’on pas de le montrer. L’Eglise a longtemps pensé et encore aujourd’hui qu’une vie aux règles strictes et exigeantes (règle de Saint Benoît par ex) c’était bon pour la rédemption de l’âme.

      5. Corps, âme, esprit, comment est-ce que je m’unifie ? Quels sont les liens entre ces dimensions de mon être ? Comment mon corps participe-t-il à cette unification ?

      Corps, âme et esprit sont les trois dimensions de mon ETRE. Elles sont indissociables de mon MOI c'est-à-dire de mon être profond et participent pleinement à mon épanouissement, à mon équilibre personnel. Elles m’aident à trouver ma place sur ce chemin que je dois parcourir sur cette terre que le créateur nous a confiée. Elles m’aident à trouver ma place dans cette communauté des Hommes (Humanité) au sein de la société dans la quelle je vis et au sein de cette communauté chrétienne à laquelle mes parents m’ont présenté le jour de mon baptême et que j’ai, par conviction décidé de rejoindre. Elles m’aident à me sentir Fils du DIEU d’Abraham qui nous a créés comme il a créé le ciel et la terre, qui nous a envoyé son fis unique pour nous sauver et qui nous aime.
    Le Havre équipe Lisieux 14 décembre 2009

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