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L'ANJOU, AU CŒUR DES PAYS DE LA LOIRE


PAYS DE LA DOUCEUR DE VIVRE
Cette région comprend 5 départements : la Loire-Atlantique (44), le Maine et Loire (49), la Mayenne (53), la Sarthe (72) et la Vendée (85), pour une superficie de 32.082 km2 et quelque 3.300.000 habitants. Cette région est le prolongement harmonieux de la région Centre-Val-de-Loire. La Loire la traverse en grande partie au sud d'Angers. Succession de cités royales, de châteaux et de vignobles, la vallée de la Loire se termine aux abords de Nantes, ancienne résidence des Ducs de Bretagne, capitale des Pays de Loire et porte océane de la région. Nantes est la plus grande ville de la région. Grand port, ayant tiré par le passé sa prospérité du commerce des colonies, il reste très dynamique.
Au sud du fleuve, la Vendée permet aux sportifs et aux vacanciers de profiter de ses plages ventées et aux passionnés d'histoire de se remémorer le mouvement contre-révolutionnaire qui l'agita entre 1793 et 1799.
Plus au nord, la grande cité marchande et épiscopale du Mans possède l'admirable cathédrale Saint-Julien. Cette ville industrielle vivant de la construction et de la course automobile est aussi l'un des plus grands centres d'assurance en France.
Le Val de Loire a été inscrit, en l'an 2000, au patrimoine mondial de l'Humanité par l'UNESCO.
Nous nous attacherons à parler plus spécifiquement de l'Anjou, lieu d'accueil de notre prochaine Rencontre Nationale. Le Mouvement a déjà vécu à La Pommeraye les rencontres nationales de 1992 et 2002. Il y a tant à dire de cette région où règne la "douceur angevine" que nous ne pourrons que survoler, essayant de donner à vous, lecteurs, l'envie d'en savoir un peu plus, et peut-être de trouver l'occasion d'y venir ou d'y revenir.
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HISTOIRE DE L’ANJOU
L'ancienne province d'Anjou correspond, dans son ensemble, à l'actuel département du Maine-et-Loire. Après la venue des Romains, la "pax romana" permit, durant plusieurs siècles, à Angers de jouir d'une grande prospérité. L’Anjou possède de nombreux dolmens, menhirs, ainsi que des ruines datant de l’occupation Gallo-Romaine. Pour se protéger des invasions barbares, la cité éleva des remparts qui la protégèrent pendant tout le Haut Moyen Age, et existent encore. Angers fut christianisée au 3è siècle, devint le siège d'un évêché au 4è, et au 6è furent créées les premières grandes abbayes.
Au Moyen âge, l’Anjou est une province très puissante possédant un Empire immense : Foulques Nerra étendit sa domination sur les provinces limitrophes. Son descendant, Henri II Plantagenêt régnera sur l'Anjou, la Touraine, le Vendômois, puis sur la Normandie et l'Angleterre. La famille des Plantagenêts, Seigneurs Anglo-Normands sera en conflit avec le roi de France. Le début du 13è siècle verra le retour de l'Anjou à la Couronne de France. En 1246, Saint-Louis céda l'apanage du comté d'Anjou à son frère Charles, fondateur de la dynastie qui devait régner sur l'Anjou, la Provence, la Sicile, Jérusalem, l'Aragon et l'Albanie. Charles 1er d'Anjou conquit le royaume de Naples en 1266, Foulque V sera roi de Jérusalem. Les Comtes d’Anjou et leurs descendants régnèrent sur les territoires italiens, croates, hongrois et polonais. Rien d’étonnant de trouver sur les armoiries de Hongrie la croix d’Anjou que la Lorraine s’attribua quand le bon roi René épousa Isabelle de Lorraine. La seconde maison d'Anjou aura pour tige Louis 1er d'Anjou, fils de Jean le Bon, et s'éteindra avec le Roi René qui mourut en 1480.
L’Abbaye de Fontevraud abrite les "gisants" de Charles VII et de son épouse Aliénor d’Aquitaine. Remariée à Henry II Plantagenêt, leur fils Richard Cœur de Lion, qui fut Duc d’Anjou, Duc de Bar, Duc de Lorraine, Roi de Naples et de Navarre et Comte de Provence. Le dernier gisant étant d’Isabelle d’Angoulême, épouse de Jean sans terre, frère de Richard.
Nous devons à Louis XI, neveu du roi René, la construction de la chapelle sur l'île de Béhuardà quelques kilomètres en aval d'Angers, où se situe actuellement la Maison diocésaine, et qui reste un lieu de pèlerinage marial très fréquenté par les Angevins.
L’Anjou connut de grandes souffrances avec les troubles graves des guerres de religion. Les deux derniers siècles de l'Ancien Régime connaîtront, par contre, calme et prospérité. Une nouvelle fois, les angevins très attachés à leur foi et à leurs traditions, réagiront violemment contre les lois sur le clergé et l'exécution du Roi. L'insurrection ne s'apaisera qu'avec la signature du Concordat en 1801.
Les grandes transformations socio-économiques des 19è et 20è siècles ont accéléré l'intégration du département dans le corps national, mais ne lui ont pas fait perdre pour autant les traits profonds acquis en 20 siècles d'histoire angevine.
Le 20ème et le début du 21è siècle, ont fait de l’Anjou une région moderne, touristique, en pleine expansion.
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GÉOGRAPHIE DE L’ANJOU
L’Anjou se divise en six régions :
1) La Vallée de la Loire, depuis Bourgueil (37) jusqu’à Trélazé, se présente comme une fertile bande alluviale de 10 km de large. C’est le domaine des cultures maraîchères.
Encombrée de langues de sable en été, la Loire devient une vaste étendue d’eau lors des crues et les rives sont le royaume des oiseaux migrateurs qui s’y reproduisent.
2) Sur la rive gauche de la Loire, le Saumurois domine la Vallée. Il présente des plateaux calcaires, sites du troglodysme, et des vignobles.
3) En face, sur la rive droite et au-delà de la Vallée, s’étend le Baugeois qui offre un sous-sol riche en argiles, graviers, sables et calcaires, où dominent de belles forêts dont la forêt domaniale de Chandelais (1000 ha).
4) En aval de Trélazé, sur la rive gauche du fleuve, coincé entre le Saumurois et les Mauges nous trouvons une région de transition où la vallée du Layon et de l’Aubance nous offrent des vignobles réputés pour leurs vins blancs et leur rosé de cabernet.
5) A la suite vers l’ouest, la région des Mauges porte les plus hauts sommets de l’Anjou (210 m.) On y trouve de profondes vallées où se déroulèrent de sanglantes embuscades lors des guerres de Vendée. L'Ouest est traditionnellement pays d'élevage, et l'industrie a pris sa place dans le Choletais.
6) Le Haut-Anjou sur la rive droite de la Loire, drainé par les basses vallées du Loir, de la Sarthe, de la Mayenne, de l’Oudon et de la Maine forment des vallées très diverses, souvent inondées, lieux de nidifications des oiseaux migrateurs.
Angers et sa célèbre "douceur angevine" font figure de métropole régionale. Elle est traversée en son centre par la MAINE, fusion de trois rivières (Sarthe, Loir et Mayenne), qui se jette dans la Loire à la sortie ouest d'Angers. Moins importantes les villes de SAUMUR, haut-lieu du protestantisme au 17è siècle, ou de Cholet, patrie du mouchoir, ont conservé beaucoup de cachet.
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VIE ÉCONOMIQUE
La Viticulture est très importante surtout sur la rive gauche de la Loire : Crémant de Loire, Saumur Champigny, Bonnezeaux, Anjou Villages, Anjou (rouge, rosé, blanc), Coteaux de l'Aubance, Coteaux du Layon, Chaume et Quart de Chaume, Cabernet d'Anjou, Savennières, etc... Tout à l'ouest, nous trouvons aussi le Gros-Plant et le Muscadet. Les producteurs, négociants et autres professionnels du vin se retrouvent sur tous les salons de la Gastronomie. Qui n'a entendu parler d'Ackermann-Laurance, Bouvet-Ladubay, et autres caves, qui utilisent les kilomètres de souterrains du Saumurois pour la viniculture, sans parler de tous les producteurs récoltants, des domaines vitivinicoles ?...
Mais le nord de l'Anjou, aux portes de la Bretagne, n'est pas en reste avec ses pommes à cidre, le cidre à l'honneur lors de la "Fête du Cidre" à l'Hôtellerie de Flée.
Premier département horticole français, l'Anjou s'affirme en Europe par la variété de ses productions et l'importance de ses unités de recherche et de formation. L'équilibre est de mise entre tradition et innovation. La région est un pôle horticole à vocation mondiale. avec 450 entreprises spécialisées, 20 000 emplois et 65 % de l'activité horticole des Pays de la Loire. IL est vrai que les alluvions déposées par les caprices de la Loire au fil du temps sont propices à l'éclosion des cultures florales et maraîchères. L'Anjou compte parmi ses enfants de grands pépiniéristes et semenciers, tels André Leroy et Louis de Vilmorin.
Pépiniéristes, rosiéristes, horticulteurs... sont très nombreux dans la région : arbres fruitiers, arbres et arbustes d'ornement, arbustes de haies, rosiers. En sillonnant les routes de l'Anjou, il est rare de ne pas longer des vergers ou des champs de fleurs… Chaque mois de Juillet, Doué-la-Fontaine attire, pendant plusieurs jours, à travers "La Fête de la Rose", des milliers de personnes qui viennent contempler les nombreuses variétés de roses mises en valeur dans les sites troglodytes de son territoire, et objets de concours pour les écoles d'horticulture.
Les champignonnières aussi travaillent à l'économie de l'Anjou. Le champignon de Paris a trouvé ses conditions idéales de pousse (température, humidité...) dans les nombreuses galeries de tuffeau qui jalonnent le sous-sol du Saumurois en particulier.
Un peu partout dans le Maine et Loire, on trouve des pâturages (bovins, ovins, porcins) et la polyculture.
De grandes industries ont installé en Anjou leur siège social et/ou leurs usines (électronique, machines agricoles, liqueurs...) : Cointreau, New-Man, Catimini, Eram, Longchamp... illustrent les savoir-faire de l'industrie de la mode(industrie textile et de la chaussure). L'opération du mois de Février "Made in Angers" est aussi l'occasion de découvrir nombre d'entreprises angevines.
Le Cheval, lui aussi, tient une place importante dans l'économie de l'Anjou. Dans le Haut-Anjou, chaque petite commune, pratiquement, a son hippodrome, même s'il n'y a qu'une seule manifestation annuelle. Tout le monde connaît la renommée de l'École nationale d'Équitation, du Cadre Noir de Saumur (quel spectacle ce Carrousel de SAUMUR en Juillet !) et le concours complet international d'équitation fin avril. Le Mondial du LIon d'Angers (photo ci-contre), qui s'étend sur plusieurs jours, est bien connu des Angevins, mais sa réputation va bien au-delà des limites de l'Anjou. Le haras national du Lion d'Angers, situé au cœur du Domaine de l’Isle Briand s’étalant sur 160 ha, propose aux visiteurs néophytes ou passionnés son histoire, les étalons et leurs différentes races, la reproduction et les métiers artisanaux de forge et de sellerie. Des cavaliers sérieux, tels Nicolas Touzaint et Jean Teulière, n'ont pu participer aux récents Jeux Olympiques de Pékin, leurs chevaux s’étant tous deux malencontreusement blessés avant les épreuves de concours complet.
Il est aussi très intéressant d'aller visiter le grand centre d'entraînement hippique de Senonnes, à la limite de la Mayenne, de la Bretagne et du Maine et Loire.
Dans le sous-sol du Haut-Anjou segréen, combréen et pouancéen, à quelques centaines de mètres sous terre, les mines de fer et les mines d'ardoises ont pris une part active dans les richesses économiques de la région et ont donné un visage particulier à cette région. Certes, le 20è siècle a vu se fermer beaucoup d'entre elles. Restent en activité les mines d'ardoises de Trélazé, toutes proches d'Angers, qui subissent la forte concurrence des ardoises d'Espagne, exploitées, elles, à ciel ouvert - ce qui explique, en partie, leur moindre coût. Certains sites, tels la "Mine Bleue" ont été aménagés pour le tourisme et attirent aujourd'hui beaucoup de visiteurs qui peuvent se représenter, sur place, les conditions de vie des mineurs ; le Haut-Anjou compte encore, parmi ses habitants, de nombreux ardoisiers retraités. Plus à L'Ouest, on trouve quelques carrières de granit noir ou bleu.
On ne peut passer sous silence qu'Angers est aussi une ville estudiantine. L'université d'Angers, à vocation pluridisciplinaire, offre un large choix de formations traditionnelles aussi bien que novatrices. Plus de 17000 étudiants et 2000 stagiaires en formation continue bénéficient de filières de formations diversifiées et à finalité professionnelle. L'Université d'Angers proposé un large choix de formations, dans tous les grands secteurs fondamentaux. Caractérisée par une grande capacité a évoluer et a s'adapter aux attentes nouvelles, elle offre des formations universitaires traditionnelles et des formations professionnalisées originales. Angers est aussi le siège de l'Université Catholique de l'Ouest, qui forme chaque année plusieurs milliers d'étudiants.
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PATRIMOINE HISTORIQUE
L'Anjou, aux forêts imposantes, est aussi un pays de châteaux, d'admirables abbayes, d'innombrables églises, en bordure de Loire, mais aussi répartis dans toute la région. Tous ces sites ont en commun leur élégance, l'équilibre des volumes, la finition des détails et nombreux sont les édifices classés monuments historiques. La plupart des monuments renferment des secrets, ce qui donne de l'intérêt aux nombreuses visites organisées tout au long de l'année et surtout en période d'été. Les Journées du Patrimoine permettent à beaucoup d'Angevins de les découvrir ou re-découvrir. Nous n'en citerons que quelques-uns.
Le Château du Roi René, à Angers, construit par St Louis de 1228 à 1239 sur un piton rocheux, domine la ville, Il comporte 17 tours de schiste et de tuffeau et surplombe la Maine. Ce château conserve la célèbre Tapisserie de l'Apocalypse, de Nicolas Bataille, tissée de 1375 à 1380 pour Louis 1er d'Anjou. Par ses dimensions, son ancienneté et ses qualités plastiques, cette Tapisserie est incontestablement une des plus belles œuvres de la tapisserie médiévale aujourd'hui existante.
Au cœur de la ville d'Angers, l'abbaye St Aubin, du nom de l'évêque d'Angers mort vers 550, fut érigée au milieu du 6è siècle. A partir de 966, les bénédictins succèdent aux chanoines. L'abbaye prospère rapidement. et s'affirme comme un important centre intellectuel et artistique grâce à son scriptorium. Elle est réédifiée au 12è siècle, puis restructurée au 17è et 18è siècles avec l'adoption de la réforme de la congrégation de St Maur. En 1790, les quinze derniers moines quittent les lieux. L'administration départementale s'installe définitivement en 1796 (ce qui fut le cas d'autres nombreux sites). Au 19è siècle, le développement de la fonction préfectorale entraîne plusieurs campagnes de travaux. Malgré ces multiples changements, le plan initial de l'abbaye bénédictine romane demeure. Au fur et à mesure des transformations, des découvertes archéologiques viennent confirmer sa place parmi les édifices les plus importants de l'Anjou roman. Trois autres grandes abbayes bénédictines, puis de nombreux couvents, se sont implantées à Angers après le 6è siècle.
La Cathédrale St Maurice, commencée au milieu du 12è siècle et terminée vers 1250, est le premier édifice à présenter les caractéristiques du style gothique angevin : voûtes bombées comportant des ogives, d'abord massives, puis laissant place à de fines nervures. Elle présente encore de magnifiques ensembles de vitraux des 12è, 13è et 15è siècles.
Citons aussi la "Collégiale St Martin" qui vient d'être restaurée après 20 ans de travaux, pour 20 siècles d'histoire, l'ancien "Hôpital St Jean", seul exemple de construction hospitalière du 12è siècle entièrement conservée : salle des malades, cloître, chapelle, celliers et greniers à grains.
Les châteaux de Montgeoffroy (18è siècle) à Mazé, ainsi que celui du Plessis-Bourré (15è siècle) à Ecuillé sont considérés comme pièces maîtresses de l'architecture en Anjou. Ce dernier, entouré de larges douves, a servi de décor au film "Peau d'Ane".
L'Abbaye de St Maur, sur la petite commune du Thoureil (amarrée aux bords de la Loire entre Angers et Saumur), fondée par St Maur au 6è siècle. Cette ancienne abbaye bénédictine n'a plus de religieux que le nom. Devant les importants travaux de réfection à prévoir, les quelques religieux qui y vivaient encore l'ont laissée à la fin du siècle dernier. Elle revit maintenant à travers les cris des enfants qui ont supplanté les cantiques des moines : l'organisation OVAL (Organisation de vacances, animations, loisirs) en est devenu propriétaire en février 2006 Cette organisation a procédé à la remise en état du site, à des travaux de rénovation pour accueillir des enfants : pendant la période scolaire, classes découvertes pour les élèves avec leur instituteur, pendant les vacances, colonies. La place ne manque pas puisque l'hébergement peut atteindre 150 personnes. La direction a encore des projets nouveaux, avec l'idée de créer un "centre anglais" pour proposer des "programmes linguistiques à des jeunes, le tout en immersion totale, avec des professeurs anglophones et du personnel de service qui parle anglais", sans oublier les jardins… à l'anglaise
L'Abbaye de Fontevraud, fondée au début du 12è siècle par Robert d'Arbrissel, est le plus grand et le mieux conservé des ensembles monastiques médiévaux de France. Elle est connue pour avoir été un haut lieu monastique pendant sept siècles. La double communauté d'hommes et de femmes, sous l'autorité de l'abbesse, comprenait 5 monastères. Mais elle n'a pas seulement abrité une intense vie spirituelle. Son histoire reste tumultueuse. A la Révolution, terres et mobilier, archives et bibliothèque sont pillés ou vendus. les dernières religieuses expulsées en 1792. La nécropole royale des Plantagenêts est devenue maison de détention sur décision de Napoléon. En 1814, 450 détenus franchissent ses grilles, entravés et menottés, la majorité des condamnés pour vol et vagabondage. Jusqu'en 1850, des femmes et des enfants, âgés d'à peine 6 mois, font partie des convois jusqu'à atteindre 1700 détenus. Pendant la seconde guerre mondiale, des résistants y seront fusillés. Après la Libération, des collaborateurs y séjourneront. Ce n'est qu'en 1963 que, sur décision du Garde des Sceaux, Jean Foyer, la prison cessera toute activité.
De nombreux musées attendent les touristes (Musée du Théâtre, Musée des Métiers, Musée de la Vigne et des Vins, Musée du Textile...).
Des noms célèbres ont été portés par des angevins : Joachim du Bellay, poète de la "douceur angevine" né à Liré, Alexandre Dumas et la Dame de Montsoreau, Jean Bodin, humaniste politique, David d'Angers le sculpteur, Eugène Chevreul le chimiste. Julien Gracq, Hervé Bazin et son roman "Vipère au poing" qui a pour cadre le Haut-Anjou, Gérard Depardieu, Jean-Claude Brialy (directeur artistique du Festival d'Anjou pendant des années), Claude Chabrol, Coco Chanel, Raymond Kopa sont enfants du pays ou ont choisi de vivre en Anjou. Pendant la seconde guerre mondiale, Philipe-Marie de Hautecloque, dit Général Leclerc, dont une parente vit au château de la Commanderie, dans la petite commune de Grugé-Lhopital, dans le Haut-Anjou combréen, doit à celle-ci ainsi qu'au maire de la commune, d'avoir pu s'évader en zone libre et de pouvoir ainsi travailler avec le Général de Gaulle à la libération de PARIS. Un monument a été érigé à sa mémoire près de l'église du village (photo 1110938).
Dans un autre registre, citons "la Voie des Plantagenêts". L'Association des "Amis de Saint-Jacques de Compostelle en Anjou" a œuvré, depuis plusieurs années, aux côtés de l'association "Les Chemins du Mont St Michel" et l'association jacquaire bretonne, pour réhabiliter, et baliser dans les deux sens, les itinéraires connus pour avoir été empruntés si souvent par les pèlerins du Moyen Age, qui en direction du Mont St Michel, qui en direction de St Jacques de Compostelle. L'attache jacquaire de ces chemins est attestée par la toponymie, par le vocable d'églises et de prieurés, par la présence d'aumôneries et d'hospices. Cette "Voie des Plantagenêts" permettait aux pèlerins anglo-saxons d'atteindre St Jacques de Compostelle autrement que par la mer. Nombreux sont les marcheurs et pèlerins d'aujourd'hui, qui, avec des motivations très diverses et sûrement autres que celles des pèlerins d'antan, ont envie et partent sur ces chemins. La "Voie des Plantagenêts" est encore très peu fréquentée si on la compare aux chemins du Puy en Velay, d'Arles, de Vézelay ou de Paris-Tours. Elle traverse l'Anjou et rejoint la voie Turonensis à Aulnay-en-Saintonge en empruntant partiellement le GR 36. Sur le chemin, même en solitaire, le marcheur rejoint la démarche de tous ceux qui, avant lui, sont allés au bout de leur foi, au bout de leurs souffrances, au bout de leurs rêves vers le Champ de l’Étoile. La réhabilitation de la "voie des Plantagenêts" est à l'origine de la parution, chez Rando-Édition, spécialiste des Chemins de Compostelle, d'un topo-guide qui a été présenté à l'occasion des fêtes du 13è centenaire du Mont St Michel, fin septembre 2008.
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TRADITIONS, FÊTES, LOISIRS
"L'Anjou est plein de vie", c'est ce que pensent les professionnels du tourisme, comme les Angevins eux-mêmes.
On aime fêter, en Anjou. Petites ou plus importantes, pratiquement chaque commune a son ou ses jours de fête. Les courses hippiques vont bon train, dans toute la région. Il en a été cité quelques-unes plus haut.
Angers offre à tous de nombreuses occasions de spectacles, concerts : les "Accroche-cœurs" (théâtre de rue, acrobates, jongleurs,...), les "hortomnales" (autour des cucurbitacées), le "Festival internation du scoop et du Journalisme", les "Rencontres Imaginaires" (qui font revivre l'abbaye royale de Fontevraud), les "Orientales" (musiques traditionnelles d'orient), le "Festival d'Anjou" (qui se déroule surtout dans le cadre exceptionnel du château du Plessis-Macé). Nous pourrions continuer la liste.
On peut aussi parler de la Foire aux Moules, en plein cœur du Layon, de la Fête des Lumas, qui, le temps d'un week-end, attire les amateurs d'escargots, la Foire St Martin à Angers, et bien d'autres encore.
Les cyclistes trouvent en Anjou tout un réseau qui leur permet de pratiquer leur sport. Ils ont aussi leur journée et leur espace sur la route touristique qui longe la Loire pour une promenade sur près de 140 km, dans une ambiance de fête où certains laissent aller leur imagination pour permettre à toute la famille, petits et grands, d'en profiter. Au gré du fleuve, chacun trace sa route. Ah ! Que la Loire est agréable, avec ses remous ou son calme plat, ses oiseaux de toute sorte qui nichent sur ses bords, les oiseaux migrateurs qui se reposent sur ses bancs de sable doré qui s'étalent plus ou moins, ou qui prennent leur envol pour offrir à nos yeux un véritable ballet au-dessus de la Loire.
Le tourisme angevin n'est pas en reste vis-à-vis d'autres régions : route touristique des bords de Loire, route touristique des vignobles, les Randonnées pédestres (le GR 3 et ses variantes, le sentier de grande randonnée des basses vallées angevines...), les randonnées équestres, les randonnées canoë-kayak sur la Maine, la Loire et ses rivières... Au cœur des 300 km de rivières navigables du bassin de la Maine, l'Anjou offre le tourisme fluvial à bord de bateaux habitables. Pour le seul plaisir d'admirer le paysage et de goûter au calme d'un moyen de transport original, le temps d'un week-end ou plus ; pas de canaux rectilignes : vous naviguez sur des rivières millénaires, où chaque méandre réserve sa surprise parmi les jolies demeures et cœurs de villages qui s'égrènent sur les berges.
Les coteaux du Layon, le Choletais et les Mauges, le PNR Loire-Anjou-Touraine donnent aussi leur place aux amateurs de VTT.
L'Anjou propose aussi des visites insolites, des promenades commentées dans le vignoble, des sorties Faune et Flore au bord du fleuve et des rivières. Les Offices de Tourisme sont à la disposition des touristes curieux.
Le folklore tient aussi une grande place dans les loisirs et les fêtes de l'Anjou, comme l'Assemblée des Coiffes d'Anjou à La Ménitré, Festival Folklorique international de Chanzeaux.
Toutes ces fêtes sont l'occasion aux artistes en tout genre, aux artisans d'art... de se faire connaître, avec des démonstrations de sculptures sur bois, de ferronnerie d'art et autres chef-d’œuvre, où tous les sens sont mis à contribution.
Comme partout, il n'y a pas de fête sans repas. Certaines manifestations sont l'occasion de déguster quelques spécialités de grands chefs cuisiniers. Et même sans fête, notre palais a souvent l'occasion de goûter aux nombreuses spécialités de l'Anjou, telles que le sandre de Loire ou le brochet de Loire, préparés au beurre blanc, les rognons de veau à la Baugé, l'étuvée de veau sauce Anjou, la poire "Belle Angevine, le crément d'Anjou, la "doyenne du Comice" (poire créée en Anjou), le "pâté aux prunes" (certains l'attendent comme entrée, mais non, il s'agit d'un dessert)... Autant de mets qui chatouillent agréablement nos papilles.
Les parcs sont nombreux, tant en milieux urbains que dans la campagne angevine. La ville d'Angers s'est dotée de magnifiques parcs : Parc de la Garenne, Parc de Balzac, Arborétum, Jardin des Plantes... Comment ne pas parler aussi des bonzaïs du Parc oriental de Maulévrier, des cucurbitacées au château de Montriou, des plantes médicinales à Chemillé… Nombreux aussi sont les parcs d'attractions et de loisirs, ou les parcs animaliers : le zoo de Doué-la-Fontaine, l'Arche et le Jardin des Kangourous à La Possonnière, la Petite Couère à Nyoiseau...
N'oublions pas non plus les jeux de boules et plus précisément la "boule de fort", jeu typique de l'Anjou. Ce jeu né en 1715 et 1719, se pratique en terrain incurvé, les joueurs étant chaussés de chaussons. Son nom tient au fait que la boule n'est pas vraiment ronde (diamètre de 13 cm pour une épaisseur de 10 cm), et qu'elle est entourée d'un cerclage qui n'a pas partout la même épaisseur ; de ce fait, la boule présente alors un côté faible et un côté fort, d'où son nom. La boule est faite en principe en bois de cormier ou de buis. Ils sont rares - si toutefois ils existent - les villages angevins qui n'ont pas leur société de boule de fort.
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L'ÉGLISE D'ANJOU AUJOURD'HUI
La présence du 1er évêque d'Angers est attestée en 372. La cathédrale construite contre la muraille de la cité, est mentionnée dans un texte de l'an 470. C'est dire l'ancienneté de l'Église en Anjou. La Révolution française fit de nombreuses victimes à cause de leur foi et l'Église les honorera, tel Noël Pinot, prêtre angevin guillotiné en 1794, et les 99 martyrs béatifiés en 1984. Le 19è siècle verra un nombre important d'ordinations, et l'accroissement très particulier du nombre de congrégations féminines : on compte 380 religieuses en 1832 et 5520 en 1879 !
En 1997, de 425 paroisses (correspondant aux 425 communes du département), le diocèse passe à 85 nouvelles paroisses, recomposition qui s’appuie autant sur les projets communautaires des fidèles que sur les bassins de mobilité quotidienne des populations.
Actuellement en situation post-synodale, le diocèse d'Angers vient d'accueillir son nouvel évêque, Mgr Emmanuel Delmas, venant du diocèse de Cahors, en remplacement de Mgr Jean-Louis Bruguès. Son ordination épiscopale a été célébrée en la cathédrale St Maurice le dimanche 28 Septembre 2008, lors de la fête de la St Maurice, patron du diocèse.
En Anjou, les congrégations religieuses sont nombreuses et diverses. Actuellement, 12 congrégations de vie religieuse apostolique ont leur maison-mère en Anjou. Plus de 1700 religieuses y vivent. Les congrégations sont présentes dans les 5 continents et dans plus de 80 pays. Plusieurs des fondateurs ou fondatrices de ces congrégations ont été béatifiés ou canonisés, tels Sr Marie Euphrasie Pelletier, fondatrice des Sœurs du Bon Pasteur, Sr Jeanne Delanoue, fondatrice des Servantes des Pauvres de Jeanne Delanoue, ou encore St René Goupil, parti au Canada...
La Coopération Missionnaire a pour objectif d'entretenir la flamme de la mission dans le diocèse d'Angers en développant des liens entre notre Église locale et les autres Églises du monde, de maintenir aussi le contact entre les 200 missionnaires angevins à travers le monde. La période estivale 2008 a été l'occasion de beaucoup de rencontres missionnaires : les fêtes "Eglise sans frontières" de Chemillé et de Béhuard, l'accueil de prêtres étrangers dans quelques paroisses pour un séjour pastoral, les deux camps d'été avec les jeunes : "S.M.J." et "Terres Lointaines"...Mais aussi hélas les obsèques du Père Charles Maupetit, le 29 juillet dernier, membre de PARTAGE ET RENCONTRE, responsable de la Coopération Missionnaire pendant près de 40 ans. L'assemblée diocésaine de la Mission universelle, le 13 septembre, a dû donner un visage concret à tout ce dynamisme missionnaire.
De nombreux mouvements sont répertoriés, dont PARTAGE ET RENCONTRE. Chaque chrétien ou personne en recherche peut trouver le lieu qui l'aidera dans ses demandes et répondra à ses appels.
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