Les équipes normandes, réunies à la Communauté des Béatitudes, avaient choisi comme thème: le sens de la vie


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Notre Rencontre régionale 2009

 

 

        Les équipes normandes, réunies à la Communauté des Béatitudes, avaient choisi comme thème: le sens de la vie. Le monde court, mais pour aller où ? Savons-nous donner un sens à notre vie ?

        Après un accueil sympathique et musical animé par Joël et Dominique, qui nous ont accompagnés tout au long de notre journée, Jean-Paul Barrey (diacre permanent) rendait hommage à tous ceux qui l’accompagnèrent durant ces 8 années  d’aumônerie régionale et accueillait par des souhaits chaleureux son successeur Philippe Benoît (diacre permanent) qui nous présentait le programme de la journée et notre intervenant : le père Jean-Pierre Jung, prêtre salésien de Don Bosco (deux fois dix ans d’engagement pastoral au CNER(Centre National de l’Enseignement Religieux) entrecoupé de 10 années en équipe de direction du CEPAC (Centre de Pastorale Catéchétique et 39 années d’activité professionnelle de psychopédagogue au sein d’une équipe éducative spécialisée).

    Pour donner du sens à notre vie, si l’on écoute le Père JP Jung, c’est tout simple. Aussi simple que la partie de l’évangile relative aux trois années de vie publique de Jésus (hors enfance et résurrection) qui manifeste une fidélité totale à la réalité de l’humanité telle qu’elle a existé et continue d’exister aujourd’hui: naître, manger, boire, apprendre, travailler, moment de bonheur ou de souffrance, donner, accueillir, … et mourir comme tout le monde.

    Quelques repères:

v              l’évangile ne nous renvoie pas au passé mais nous situe dans le présent immédiat et souvent dans le présent immédiat du petit enfant dont la naissance peut être considérée à l’origine de notre recherche de sens à notre vie.

v              l’évangile donne une importance particulière au corps et tout particulièrement aux handicapés. Les sourds entendent des choses que nous n’entendons pas, les muets ont des choses à nous dire … le Christ nous nourrit de son corps.

v              Au cours de notre vie nous devrions nous préoccuper essentiellement d’être pleinement des hommes et des femmes bien intégrés dans la vie communautaire (sans chercher les courses à la réussite ou autres surabondances)

v              Le pardon précède le remords et le repentir. Le salut a été distribué une fois pour toute bien avant le baptême et les autres sacrements. L’acte de foi, c’est de se laisser trouver par Jésus, avant même de le chercher.

v              Le peuple de Dieu n’est pas composé de familles, mais des hommes et des femmes, frères et sœurs, qui peuvent dire ensemble notre Père.

v              L’évangile nous délivre de l’addiction au temple: «lorsque vous êtes réunis en mon nom je suis au milieu de vous»

v              Il n’y a pas de nation privilégiée. A l’Ascension Jésus dit: «Baptisez les nations». L’homme et la femme qui se marient sont témoins de l’Alliance de Dieu avec le monde entier.

v              La loi humaine n’a qu’un seul commandement: le respect de l’autre, à commencer par le  respect de Dieu et des plus petits, pauvres, handicapés … Respecter son prochain, c’est déjà l’aimer. Et la seule façon véritable d’aimer son prochain est de l’aimer comme soi-même.

v              Jésus bouscule le sens de la culpabilité: si le fils est aveugle, ce n’est ni la faute de son père ou de sa mère et ses parents n’ont pas pêché.

v              Les règles fixées pour l’organisation de la vie humaine doivent être faites pour l’homme et non l’homme pour les règles.

v              L’évangile regarde la mort en face et met la mort de Jésus au niveau de la nôtre. Ce qui confirme que Jésus, fils de Dieu, a bien été un homme parmi les hommes. Le sens que prend la mort est peut-être un point de départ d’une recherche sure et juste du sens de la vie.

    Le père Jung nous a ensuite parlé de ces jeunes qu’il emmenait en Afrique, non pour aider les Africains, mais pour que les Africains les aident à redonner ou donner du sens à leur vie. Dans la conduite de ses ateliers thérapeutiques, il a beaucoup insisté sur la nécessité absolue du secret des entretiens qu’il avait avec les jeunes et qu’il était très attentif à ne pas s'approprier la moindre parcelle de leur personnalité.
 Il nouait avec eux une relation d’amitié forte, basée sur l’accueil et l’écoute qui libèrent afin de leur permettre de découvrir et développer leur identité et donc de naître ou renaître à la vie. Cette re-naissance est liée à l’apprentissage de la «lecture» considérée comme une mise en relation. Apprendre à lire c’est apprendre à relier les choses les unes aux autres, ce qui fait dire au père Jung qu’un enfant sait lire avant de savoir parler!

 

    Après un carrefour qui a permis à chacun d’échanger sur ses interrogations et ce qu’il venait de vivre, il était l’heure de sortir les tables au soleil, de tirer le repas du sac puis de partager les desserts.

    Le père Jacques Simon nous a rejoints pour participer avec le père Jung à une séance de questions réponses avec la salle; l’échange a été riche notamment au sujet de la résurrection qui avait été volontairement écartée de l’exposé du matin car il ne serait pas raisonnable de fonder une recherche de sens à notre vie sur un phénomène dont nous ne connaissons rien.

   Pour conclure je citerai cette phrase du père Jung qui explicite le lien qu’il faisait entre la mort (sortir d’où on est) et la naissance (entrer dans un univers autre, différent, inconnu).

«L’enfant en gestation ne peut voir le visage de sa mère qu’après l’avoir quittée. J’ose penser qu’il en est ainsi à l’heure de notre mort, je veux croire que c’est le moment venu de connaître enfin  le visage de ce Dieu que j’aime.»

Une Eucharistie concluait cette belle journée qui restera parmi les meilleurs crus normands

 

Pour visionner le diaporama, cliquez sur le lien ci-dessous

http://serveur1.archive-host.com/membres/up/2073058484/Rencontre_Regionale_de_Normandie_2010.exe

 

Et pour conclure dans la joie !

 

L'histoire d'un pot de mayonnaise

 

Quand il te semble qu'il y a « trop » de choses dans ta vie, quand 24 heures ne te semblent pas suffisantes. Rappelle-toi du pot de mayonnaise et du café !

    Il était une fois, un professeur de philosophie qui, devant sa classe, prit un grand pot de mayonnaise vide et sans dire un mot, commença à le remplir avec des galets. Ensuite, il demanda à ses élèves si le pot était plein. Les étudiants étaient d'accord pour dire que OUI.

    Puis le professeur prit une boîte pleine de petits galets et la versa dans le pot de mayonnaise. Les petits galets comblèrent les espaces vides entre les gros galets. Le prof redemanda aux étudiants si le pot était plein. Ils dirent à nouveau OUI.

    Après, le professeur prit un sachet rempli de sable et le versa dans le pot de mayonnaise. Bien sûr, le sable remplit tous les espaces vides et le prof demanda à nouveau si le pot était plein…

    Les étudiants répondirent unanimement OUI.

    Tout de suite après le prof ajouta deux tasses de café dans le contenu du pot de mayonnaise et effectivement le café combla les espaces entre les grains de sable. Les étudiants se sont alors mis à rire. Quand ils eurent fini, le prof dit :

   "Je veux que vous réalisiez que le pot de mayonnaise représente la vie".

    Les gros galets sont les choses importantes comme la famille, les enfants, la santé, tout ce qui passionne. Nos vies seraient quand même pleines si on perdait tout le reste et qu'il ne nous restait qu'elles. Les petits galets sont les autres choses qui comptent comme le travail, la maison, la voiture, etc.

    Le sable représente tout le reste, les petites choses de la vie. Si on avait versé le sable en premier, il n'y aurait eu de place pour rien d'autre, ni les gros ni les petits galets. C'est la même chose dans la vie. Si on dépense toute notre énergie et tout notre temps pour les petites choses, nous n'aurons jamais de place pour les choses vraiment importantes.

    Faites attention aux choses qui sont cruciales pour votre bonheur. Jouer avec ses enfants, prendre le temps  d'aller chez le médecin, dîner avec son conjoint, faire du sport ou pratiquer ses loisirs favoris. Il restera toujours du temps pour faire le ménage, réparer le robinet de la cuisine.

    Occupez-vous des gros galets en premier, des choses qui importent vraiment. Etablissez des priorités, le reste n'est que du sable…»

    Un des étudiants leva alors la main et demanda ce que représente le café. Le professeur sourit et dit : « C'est bien que tu demandes. C'était juste pour vous démontrer que même si vos vies peuvent paraître bien remplies, il y aura toujours de la place pour une tasse de café avec un ami. »

    Chaque chose dans notre vie a un sens et donne un sens à notre vie. Plaise que cette journée que nous venons de vivre ensemble soit pour chacun le passe qui lui dira que quelques soient les circonstances, la vie à sans aucun doute un sens et que c’est en cela qu’elle vaut le coup d’être vécue.

 


Et pour découvrir le contenu complet de la conférence du père Jung cliquez sur le lien ci-dessous

le sens de la vie


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