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Rencontre régionale du
Grand-Est
Sanctuaire Notre Dame du Mont-Roland
(Dole) le 11 Octobre 2009
L’Eucharistie : racine,
centre et sommet de la communauté chrétienne
Intervention
de Monseigneur DALOZ

Par
l’Eucharistie, Jésus vient en nous. Et
nous rattache au Père. La messe prend tout son sens le dimanche pour fêter la
résurrection.
Jésus a
prononcé les paroles et fait les gestes de la Cène, pour nous permettre d’être avec Dieu. Il n’y pas d’offrande
d’intercession, puisque c’est lui qui s’est offert entièrement pour nous, par
amour. Ainsi, il nous enseigne l’amour de Dieu.
Jean, au moment d’évoquer la Cène, dit: « Jésus déposa son vêtement et …leur lava les
pieds ». Dans un geste d’amour, il se met au service de ses frères, et de la communauté réunie pour l’Eucharistie.
Pour Vatican
2, l’Eucharistie, c’est la source et le sommet de la vie Chrétienne. Saint François d’Assise parle de Dieu comme une
lumière inaccessible. Il nous parle avec un langage humain. Il est venu montrer
par son attention aux plus petits d’entre nous, tout son amour.
Mais on ne
le connaît que dans la foi. Il nous a laissé l’Eucharistie où l’on reconnaît la
présence de Dieu par la foi, et pour prier le Notre Père
Les
disciples d’Emmaüs ont pressenti ensuite, la présence de Jésus quand ils
marchaient en s’éloignant de Jérusalem, où il leur avait dit de rester. Ils
l’ont reconnu à la fraction du pain, Ils se sentent encore accompagnés quand il
disparaît à leurs yeux…
"Faites
cela en mémoire de moi" Dans l’Eucharistie
on fait « mémoire » du grand amour de Dieu. Si on ne participe plus,
alors on perd la mémoire ! Souvent les choses sont cachées par la
routine ! Ce n’est pas un commandement de sa part car le plus important est
d’aimer Dieu et d’aimer les autres !
C’est
le Seigneur Jésus qui se donne à nous, et nous, nous exprimons notre volonté de
vivre avec lui. Saint Augustin disait : quand tu communies, tu reçois le corps du Christ, tu t’unis au Christ,
et aux uns et aux autres, dans l’unité et la paix.
L’environnement
chrétien extérieur évolue très vite : chaque personne doit découvrir sa
foi, au lieu de se laisser porter par son entourage. Et cela passe aussi par
des pratiques plus "exceptionnelles".
Il y a
tellement de cas différents et de souffrance chez les divorcés remariés. La
règle existe. Elle évoluera peut être dans le sens de l’Eglise d’Orient, avec
un temps d’attente, de réflexion et une procédure. Elle n’exclut pas une
démarche de reconnaissance de sa faute et de pardon.
En l'état,
il est difficile d'édicter une règle générale car chaque cas est un cas
particulier; à chacun d’agir selon sa conscience.
Il est
important de témoigner de sa foi, car elle se transmet par contagion, non par
raison. Par contagion, cela suppose d’être malade
pour bien l’exprimer. Trop souvent nous avons tendance à cacher notre foi, et
avec les enfants à ne pas expliquer pourquoi nous allons à la messe par exemple.
Les
mouvements d’Eglise, permettent de partager notre foi, avec d’autres, ce qui
est essentiel pour la nourrir.
J.P.Pauze